jeudi 11 juin 2009

Le corps et l'esprit

Tiraillements ces jours en ma maison. Je me suis, après quarante ans, remis à la bicyclette, et me prends à aimer me promener dans les rues, réputées dangereuse, de Montréal. Adrénaline et petite vitesse. Mais pendant ce temps, si le corps s'éjouit, l'esprit jeune, et la pile d'à lire, sur ma table, ne diminue pas. Comment faites-vous, beaux esprits, pour joindre les deux bouts ?

mercredi 10 juin 2009

Transition



La lecture du livre de Junot DIAZ – dans son horrible traduction – m'ayant épuisé, je me suis lancé dans un livre, assez agréable bien qu'un peu vieille France, ce qui n'est pas a priori désagréable, de Renaud CAMUS, Répertoire des délicatesses du français contemporain : Charmes et difficultés de la langue du jour (Poche), sur les heurs et malheurs du français actuel, tel qu'on le parle, accompagné de quelques réflexions, fort sages, sur la grammaire et l'importance, fort dommageable, de l'usage.

J'ai, par ailleurs, dû rapporter à la bibliothèque, où quelqu'un l'avait réservé, l'essai de Régis DEBRAY, que j'avais un peu mis de côté. Je devrai donc attendre quelques semaines avant d'en terminer la lecture.

Pour le moment, je suis absolument sous le charme des Vies minuscules (Folio) de Pierre MICHON, dont j'attends le nouveau Les onze (Éditions Verdier). Comment n'ai-je pas entendu parler plus tôt de cet auteur ? En tout état de cause, je suis en état de choc.

mardi 9 juin 2009

Vies minuscules

Pierre MICHON, Vies minuscules, Gallimard Folio, Paris, 1984 (250 pages).

Ce livre est du genre qui vous arrête de stupeur tant est belle l'écriture, et qu'on s'en veut de n'avoir pas plus tôt découvert. Ces vies dites petites, mais qu'on les envie d'être passées sous la loupe de l'auteur, qui les magnifie en les faisant entrer dans la littérature. On les envie, car nos jours ;a nous, si petits, filent avec pour seul espoir littéraire l'inscription sur un pierre.