José ORTEGA y GASSET, La révolte des masses, traduit de l'espagnol par Louis PARROT et Delphine VALENTIN, Les belles lettres, Paris, octobre 2010; titre original : La rebelion de las masas (1930) (314 pages).
Voici plusieurs que je peine à rédiger un article sur ce très intéressant essai. Intéressant, mais d'une lecture difficile : j'y reviendrai.
Mai je ne suis pas (tout à fait) oisif cependant. J'ai beaucoup de plaisir à lire La plaisanterie de Milan KUNDERA dans sa version « définitive » de la Pléiade : j'y reviendrai également.
Et enfin, je poursuis, avec un train de sénateur, l'excellent Les jardins statuaires de Jacques ABEILLE.
samedi 13 août 2011
mardi 9 août 2011
Façons de lire, manières d'être
Mireille MACÉ, Façons de lire, manières d'être, NRF essais - Gallimard, Paris, 2011 (288 pages).
Encore dans la série « des livres sur les livres ». À la vérité, l'émission Répliques , où l'auteur discutait avec Olivier ROLIN et Alain FINKIELKRAUT, m'a davantage intéressé que le livre que, je l'avoue, je n'ai fait que parcourir; il faut dire que j'affrontais en même temps l'essai La révolte des masses de Jose ORTEGA y GASSET, et que je me suis senti un peu rebuté par le côté thésard de l'ouvrage. Peut-être en ira-t-il autrement avec vous ?
Présentation de l'éditeur :
« La lecture est l'une de ces conduites par lesquelles, quotidiennement, nous donnons un aspect, une saveur et même un style à notre existence.
« J’allais rejoindre la vie, la folie dans les livres. (…) La jeune fille s’éprenait de l’explorateur qui lui avait sauvé la vie, tout finissait par un mariage. De ces magazines et de ces livres j’ai tiré ma fantasmagorie la plus intime… » Lorsque le jeune Sartre lève ainsi une épée imaginaire et se rêve en héros après avoir lu les aventures de Pardaillan, il ne fait rien de très différent de ce que nous faisons tous quand nous lisons, puissamment attirés vers des possibilités d’être et des promesses d’existence. C’est dans la vie ordinaire que les oeuvres se tiennent, qu’elles déposent leurs traces et exercent leur force. Il n’y a pas d’un côté la littérature, et de l’autre la vie, dans un face-à-face brutal et sans échanges qui rendrait incompréhensible la croyance aux livres, un face-à-face qui ferait par exemple des désirs romanesques de Sartre (ou de la façon dont Emma Bovary se laisse emporter par des modèles) une simple confusion entre la réalité et la fiction, et par conséquent un affaiblissement de la capacité à vivre. Il y a plutôt, dans la vie elle-même, des formes, des élans, des images et des styles qui circulent entre les sujets et les oeuvres, qui les exposent, les animent, les affectent.
Dans l’expérience ordinaire de la littérature, chacun peut ainsi se réapproprier son rapport à soi-même, à son langage, à ses possibles : car les formes littéraires se proposent dans la lecture comme de véritables formes de vie, engageant des conduites, des démarches, des puissances de façonnement et des valeurs existentielles. »
lundi 1 août 2011
Citation - Hector BIANCIOTTI
« Nous vivons, nous nous affairons, nous espérons, nous apportons, diligents, jour après jour, des brindilles à l'insatiable fourmilière; nous aimerions laisser une trace, transmettre quelque chose avant que la mort ne nous cueille. Nous vivons, mais nous ne sommes pas. La vérité nous échappe, elle nous nargue, elle est tellement plus vaste que la réalité. »
Hector BIANCIOTTI, Seules les larmes seront comptées, Gallimard, Paris, 1988 (366 pages).
Hector BIANCIOTTI, Seules les larmes seront comptées, Gallimard, Paris, 1988 (366 pages).
S'abonner à :
Messages (Atom)