mardi 23 octobre 2007

L'obscénité démocratique

Régis DEBRAY, L'obscénité démocratique, Flammarion, Paris, septembre 2007

Poursuit et amplifie la réflexion sur le théâtre contemporain lancée dans le pamphlet Sur le pont d'Avignon. Commentaire à suivre. En attendant, le résumé et la présentation de l'éditeur :

En résumé


L'obscénité démocratique. Non ce n'est pas la démocratie qui est obscène ! C'est la scène républicaine qu'il faut sauver de l'obscénité, au moment où la politique devient le tout-à-l'ego d'un pays en proie aux tyrannies de l'audimat, de l'émotif et de l'intime.

Mot de l'éditeur

Pour Régis Debray, la scène politique française ressemble fort au théâtre contemporain, qui veut tout montrer, exhibe le sensationnel et oublie le rôle du rideau sur scène pour démarquer les gestes de la représentation et le pouvoir du texte. Le théâtre devient ennuyeux et la politique un show qui n'a pas besoin de mettre en scène son ambition collective. La démocratie bascule dans l'obscénité.

Un roi sans lendemain

Christophe DONNER, Un roi sans lendemain, Grasset, Paris, 2007 (384 pages)

Commentaire à suivre. En attendant, voici la présentation de l'éditeur :

Mot de l'éditeur


Qui a tué l'enfant du Temple ? C'est la question que se pose aussitôt Henri Norden, quand on lui demande d'écrire le scénario d'un film consacré au fils de Marie-Antoinette et de Louis XVI. Principal suspect : Jacques-René Hébert, écrivain favori des sans-culottes et directeur du Père Duchesne, le journal le plus scandaleux et le plus célèbre de la Révolution. A l'heure où l'on pense avoir authentifié le cœur de Louis XVII, le tabou sur le destin de ce " roi sans lendemain " est-il vraiment levé ? La réponse est expiatoire. Si elle n'est pas dans le film de Norden, elle se trouve dans le roman de Donner.

Les Malveillantes

Paul-Éric BLANRUE, Les Malveillantes : Enquête sur le cas Jonathan Littell, Scali, Paris, 2006.

La réponse d'un historien, davantage qu'une analyse littéraire, au roman Les bienveillantes. Critique, certes, mais aide à mieux lire le texte de Littel, mettant ainsi ses points forts comme ses faiblesses.

Cet essai a confirmé mes appréhensions face au roman de Littell, mais il faut prendre garde de confondre oeuvre de fiction et Histoire. Voici la présentation qu'en fait l'éditeur :


Les Bienveillantes de Jonathan Littell est le livre-événement de la rentrée littéraire 2006. Prix Goncourt, le roman a partagé la critique en deux camps : ceux qui parlent de chef-d'oeuvre, de nouveau Guerre et Paix, et ceux qui évoquent la fascination du mal, un livre malsain, une imposture littéraire. Paul-Éric Blanrue, historien spécialisé dans les mystifications, reconstitue la vie énigmatique de Jonathan Littell. Il décrypte le contenu du livre - un véritable jeu intellectuel -, recense les erreurs et explique les raisons du triomphe.