Alain FINKIELKRAUT présente La révolution numérique in Répliques sur France Culture, le samedi 27 avril 2013.
Très intéressant débat, loin des idées reçues, que je vous invite à écouter.
« L'opinion est devenue consumériste et, une certaine presse aidant, les responsables politiques, fussent-ils président ou Premier ministre, peuvent être insultés à merci. Et cela, c'est insupportable pour les proches. Moi-même, si c'était à refaire, je ne referais pas ce métier… Aujourd'hui, on nous insulte, on nous veut pauvres et on nous moque. Nos rois avaient leur bouffon, mais le bouffon n'entrait pas dans la cathédrale. Aujourd'hui, les bouffons occupent la cathédrale et les hommes politiques doivent leur demander pardon. »
« La littérature nous pourvoit en dons que nous n'avons pas. »
J'aime le jeu, l'amour, les livres, la musique,Entendu pendant l'émission d'Alain FINKIELKRAUT sur Jean de La Fontaine, avec Fabrice LUCHINI. Tirés du poème Les amours de Psyché.
La ville et la campagne, enfin tout ; il n'est rien
Qui ne me soit souverain bien,
Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique.
« À tel point le doute sur soi travaille les êtres que pour y remédier ils ont inventé l'amour, pacte tacite entre deux malheureux pour se surestimer, se louanger sans vergogne. »
« À nos enfants, nous devons apprendre que la langue n'est pas faite pour parler seulement à ceux que l'on aime, mais qu'elle est faite surtout pour parler à ceux que l'on n'aime pas. C'est en leur transmettant avec autant de bienveillance que d'exigence les vertus pacifiques du verbe que l'on peut espérer qu'ils en viennent aux mots plutôt qu'aux mains. »
Alain Bentolila (un des deux invités de l'émission)