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lundi 24 décembre 2012

En écoutant la radio

Semaine fertile à la radio de France Culture cette semaine : Aragon, Camus et, last but not least, Proust.

Et pour les amateurs d'histoire, une passionnante série de cinq émissions sur l'historien britannique, récemment décédé, Eric Hobsbawm.

Écoutez ces émission, téléchargez-les pour écoute différée, vous avez le choix.



La grande table (deuxième partie) : Retour sur l’œuvre de Louis Aragon :




La grande table (deuxième partie) : Camus et moi (avec Roger Grenier) :

Premier de cinq épisodes.
Présentation :
« Il aurait eu cent ans le 7 novembre 2013. L’année sera donc camusienne ou ne sera pas.
[...]
C’est pour célébrer ce centième anniversaire, avant que les réjouissances ne laissent place à la lassitude puis à la saturation, que nous avons souhaité élaborer une semaine spéciale à La Grande Table, semaine que nous avons intitulée « Camus et moi » dans la mesure où ce sont cinq personnalités, cinq grandes figures qui tout au long de la semaine vont nous parler de leur rapport à l’homme, qu’il fût l’ami, le journaliste, l’écrivain, l’Algérien, ou encore le philosophe.
Demain, c’est Jean Daniel qui témoignera de sa relation confraternelle profonde avec celui qu’il connut d’abord comme journaliste et éditeur, et qui nous expliquera en quoi Camus est notre contemporain. Mercredi, la militante algérienne et écrivaine Wassyla Tamzali reviendra sur l’œuvre littéraire et la désunion entre Camus et son pays natal. Jeudi, c’est l’historien Benjamin Stora qui évoquera son lien avec l’auteur de L’Etranger à travers l’histoire des rapports compliqués entre la France et l’Algérie. Vendredi, nous terminerons la semaine avec Michel Onfray, auteur de L’Ordre libertaire, une vie philosophique d’Albert Camus.
Et pour ouvrir cette semaine exceptionnelle, c’est un monument de frêle apparence qu’on vient visiter du monde entier pour l’entendre conter ses compagnonnages et sa traversée du siècle qui est notre invité. Quel parcours que le sien ! De la Résistance à Gallimard, il a côtoyé les plus grands intellectuels du siècle et fut l’ami intime de Claude Roy, Pascal Pia, Romain Gary, Ionesco, Joseph Kessel, Julio Cortazar, Henry Miller, Lawrence Durrell…»




Les nouveaux chemins de la connaissance : Proust, un peu de temps à l'état pur

Présentation :
« Il n’y a pas de saison pour lire Proust, mais s’aventurer sur les pas du narrateur du côté de Méseglise puis du côté de Guermantes, au début de l’hiver, à la veille de Noël, c’est s’offrir le plus beau des cadeaux. Pas à pas, suivre le cours de la Vivonne parsemées de nymphéas étincelants, signe d’un bonheur attentif, silencieux et mobile ;  remonter le chemin vers  les clochers de Martinville dont la silhouette ensoleillée comme une écorce déchirée, et invitent à la littérature, et retrouver au creux d’un bruit présent -un tintement de cloche, une fourchette qui bute sur l’assiette- la saveur d’un souvenir qui seule permet de saisir ce qui ne s’appréhende jamais : un peu de temps à l’état pur. »

À voix nue : Hommage à Eric Hobsbawm

 

jeudi 19 avril 2012

Troubles de lecture

Quel terme pour qualifier le sentiment que j'ai ressenti, mardi, à l'écoute des Nouveaux chemins de la connaissance où l'on nous entretenait du roman de Virginia Woolf, Mrs Dalloway ?

Sentiment dont les prémices se manifestèrent dès lundi avec la première des quatres émissions consacrées au très fluide auteur* britannique, qui fait, par ailleurs, son entrée dans la Bibliothèque de la Pléiade.

Angoisse ? ce serait exagéré, et je m'en voudrais que tel des quelques happy few qui m'accompagnent s’inquiétât plus que de coutume de l'état de ma santé mentale; désarroi ? sans doute plus juste.

Pourquoi ce trouble ?

Parce que je n'ai pu m'empêcher d'aller tirer le recueil Romans et nouvelles (1917-1941) -- paru dans La Pochothèque, de lire la notice qui précède le roman, son incipit : « Mrs Dalloway dit qu'elle achèterait les fleurs elle-même. »; de faire une petite recherche sur les sites anglais et français de Wikipedia sur l'auteur et sur le roman, avec un détour par le groupe de Bloomsbury, recherche qui m'a conduit à l'adaptation cinématographique de 1993 avec la radieuse Vanessa Redgrave; et de télécharger le film, après avoir lu quelques critiques. Voilà donc un bon deux heures non point perdues, on perd rarement son temps à lire, mais soustraites à la lecture du Le premier homme de Camus, que je tarde à finir et dont je  vous entretiendrai bientôt. D'ici là, j'aurai écouté les trois autres épisodes des Nouveaux chemins et vu le film en question.

Vous voici témoins des ravages causés par Internet chez l'honnête homme  !





* Je n'arrive pas à écrie « à la très fluide auteure... » : ne m'en voulez pas, je suis d'un autre temps.

jeudi 22 mars 2012

Philosopher avec Rohmer

Comme plusieurs, sans doute, je ne suis pas venu facilement au cinéma d'Éric Rohmer. J'entends encore et toujours les sarcasmes de tels de mes amis de collège pour qui Ma nuit chez Maude constituait, avec L'année dernière à Marienbad, le sommet de ce qui est insupportable dans le cinéma français des années soixante, voire du cinéma en son entier depuis ses débuts. Et constitue toujours. Nous étions adolescents, et bien sots, je crois. Puis j'ai eu la chance de tomber sur un groupe de cinéphiles qui, chose fort utile en l'espèce, m'ont ouvert les yeux sur le cinéma. Ce fut alors Le genou de Claire (un des tout premiers films de Fabrice Luchini).

C'est donc avec beaucoup de plaisir que j'écoute cette semaine la série que Les nouveux chemins de la connaissance consacre à Rohmer.







mercredi 14 mars 2012

L'air de la bêtise - Citation

« La bêtise est souvent l'ornement de la beauté; c'est elle qui donne aux yeux cette limpidité morne des étangs noirâtres, et ce calme huileux des mers tropicales. La bêtise est toujours la conservation de la beauté; elle éloigne des rides; c'est un cosmétique divin qui préserve  nos idoles des morsures que la pensée garde pour nous, vilains savants que nous sommes »
Charles Baudelaire, Maximes consolantes sur l'amour.

À écouter :

samedi 28 janvier 2012

Pourquoi Venise ?

Tant qu'à voyager depuis son salon, ou quelqu'autre pièce de son home, peut-être voudrez vous ne pas manquer telle ou telle des quatre émissions des Nouveaux chemins de la connaissance, sur France Culture, Pourquoi Venise ?

La série se décline sur les thèmes suivants : Venises de Paul Morand, Le regard de Philippe Sollers, Proust, un amour de Venise et Mourir à Venise : de Thomas Mann à Visconti. On pourra s'agacer du babil suffisant de Philippe Sollers, il n'en est pas moins fascinant, mais on préférera, vous reconnaîtrez mon penchant naturel, le volet Proust, brillamment présenté par Jean-Yves Tadié, le directeur de l'édition de la Recherche de la Pléiade.

En prime, si vous écoutez l'épisode sur Paul Morand, vous aurez, dans le Journal des Nouveaux chemins, une entrevue avec Pierre Bayard sur son essai Comment parler des lieux que l'on n'a pas vus.

jeudi 18 novembre 2010

En être ou ne pas en être

France Culture, Les nouveaux chemins, une émission de Raphaël ENTHOVEN.

Dans le cadre d'un semaine sur le snobisme, l'émission consacrée au snobisme de PROUST, ou plus précisément, au snobisme dans la Recherche du temps perdu. Brillamment exposé par Donatien GRAU, enseignant à l'École normale supérieure (ENS) et membre de l'équipe Proust du Centre national de la Recherche scientifique (CNRS).

Même si vous n'êtes pas familiers avec l'œuvre, écoutez (un clic sur le titre de l'article) cette émission, ne serait-ce que pour les citations qui en sont faites.

dimanche 18 juillet 2010

J'ai succombé

Marcel PROUST, Un amour de Swann in Du côté de chez Swann, Éditions de la Pléiade.

L'écoute de la série d'émissions consacrée par Les nouveaux chemins de la connaissance à la Recherche du temps perdu m'a à ce point emballé que je n'ai pu résister à la tentation de reprendre Un amour de Swann et de retrouver, en cette belle matinée de juillet, le monde des Verdurin.